La Banque mondiale prévoit une croissance de 3 % pour l’économie serbe en 2026, confirmant ainsi ses prévisions d’octobre.
La croissance économique de la Serbie devrait s’accélérer à 3,2 % en 2027, un rythme plus lent que les 4 % prévus en octobre, selon le rapport « Perspectives économiques mondiales » publié mardi par la Banque mondiale.
En 2025, le PIB de la Serbie devrait progresser d’environ 2,1 %, selon la Banque mondiale, qui abaisse ses prévisions précédentes de 0,7 point de pourcentage.
Dans son rapport économique régulier sur les Balkans occidentaux d’octobre, la Banque mondiale indiquait que l’économie serbe avait « perdu de son élan » en 2025 en raison de la baisse des investissements privés et des entrées nettes d’IDE, dans un contexte d’incertitude mondiale et d’instabilité politique intérieure, après une solide performance en 2024, année où le PIB du pays avait progressé de 3,9 %.
En novembre, Richard Record, économiste en chef de la Banque mondiale pour les Balkans occidentaux, a déclaré à SeeNews que les performances économiques de la Serbie en 2025 seraient affectées par l’affaiblissement de la confiance des entreprises à l’échelle mondiale, notamment dans les économies avancées d’Europe. Cette situation est particulièrement préoccupante pour la Serbie, compte tenu de ses liens commerciaux et d’investissement étroits avec des économies majeures de l’UE comme l’Allemagne et l’Italie, en particulier dans le secteur manufacturier.
La croissance dans les Balkans occidentaux, qui comprennent l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie, devrait s’accélérer pour atteindre 3,1 % en 2026, contre 2,7 % estimés en 2025. Cette accélération sera portée par une légère hausse des investissements, qui reflète en partie les financements attendus du mécanisme de réforme et de croissance de l’UE, a indiqué la Banque mondiale mardi.
La croissance dans la région devrait encore s’accélérer en 2027, pour atteindre 3,3 %, grâce à la reprise des exportations, soutenue par le plan de relance budgétaire allemand et une reprise plus générale de la zone euro.